frédéric fasel

musiques et textes

Là où j’habite


Là où j’habite il n’y a pas de maisons

Car là où j’habite il n’y a pas de murs

Là où j’habite il fait toujours beau, même quand le Ciel est à l’orage

Là où j’habite il n’y a pas de nuit froide sans le feu qui réchauffe et éclaire
Ni de jour brûlant sans l’ombre qui rafraîchit

Là où j’habite la chaleur fait fondre la laideur et le gel cristallise la beauté
La tempête balaie les branches mortes et le calme invite à danser

Là où j’habite il n’y a pas d’exclu
Tristesse, Colère et Peur ne connaissent pas de solitudes

Là où j’habite le Silence est le Soleil qui illumine tous les bruits

Là où j’habite tout s’ouvre, tout s’ouvre

Encore et encore

Toujours, toujours, toujours


                                                                                                                                                    ©frédéric fasel